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Des mots, des couleurs, des formes, des symbôles, des...des.... Poèmes. Chansons. Slam. Textes déposés à la Société des Gens de Lettres

04-07-09

Colette Magny

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Photo !

Il est à la recherche de son squelette, perdu dans une défroque lente mais inexorable.
Dépouillement. Nudité.
Photo s'il vous plait !

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03-07-09

Je suis un Homme

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Posté par loquemu à 10:20 - Ecouter - Commentaires [31] - Permalien [#]

Une autre absence s'infiltra en elle :
elle-même.

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02-07-09

L'amour sorcier

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Posté par loquemu à 06:28 - Ecouter - Commentaires [12] - Permalien [#]

Insomnie

Elle ne savait pas si c’était la touffeur exceptionnelle de cette nuit de juin qui la tenait éveillée, les souvenirs qui venaient s’entrechoquer sous ses paupières en flash-back insensés, ou la pensée de cet homme qui s’insinuait, s’infiltrait sous sa peau, cet homme qu’elle ne connaissait pas, dont elle ne voulait pas écouter les mots mais qu’elle désirait entendre malgré tout, ces mots murmurés par-delà l’espace qui existait entre eux, par-delà les interdits, par-delà la raison qui lui soufflait qu’il ne fallait pas, cet homme qui remuait en elle des désirs enfouis, faisait palpiter son ventre,  la forçant à mordre le mont de Vénus de sa main gauche pour étouffer ses gémissements.

L'aube, cet instant magique où la nuit n’est plus la nuit et le matin pas encore le matin,  la trouva nue, étalée en travers du lit telle crucifiée, enfin endormie.

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30-06-09

Une toute petite vie

Morice Bénin

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Posté par loquemu à 16:53 - Ecouter - Commentaires [17] - Permalien [#]

Dans tous les sens

Et tous ces mots que tu ne dis pas, comme ces voyages nocturnes qui viennent à ta rencontre parce que toi tu ne bouges pas... fais ta valise, prends le train mais bouge... mais reviens.
Et ces regrets qu'on ne regrette plus... ces mauvais souvenirs qui se patinent, s'estompent jusqu'à devenir beaux... cette faculté d'oublier et de se ressouvenir... ce tri permanent de nos souvenirs.
Et puis de se savoir aimée et on ne sait plus si on aime encore, le temps de la conquête passé, ce qu'on aime en fait c'est conquérir c'est découvrir c'est avoir peur c'est courir après ce qui nous échappe et qu'on ne peut posséder. C'est exaltant, énivrant.
Ah avoir l'eau courante à babord et à tribord ! pisser sur les brochets... m'étonne pas qu'ils ne mordent pas à l'hameçon les brochets ! Et se contenter d'être, doucettement, douillettement, se créer une intimité au savon de Marseille et à l'eau de rivière, laver des couilles avec tendresse et rougir parce que, tout de même, on a ses pudeurs.

Extrait de journal.

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29-06-09

Méphisto

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Posté par loquemu à 10:41 - Ecouter - Commentaires [28] - Permalien [#]

27-06-09

Ne serons-nous plus jamais drôles ?

"La nuit de l'arraisonnement technique se trouve déchirée par l'éclair soudain de la chose. Mais comment comprendre, ne durerait-elle qu'une fraction de seconde, la co-existence de ces deux dimensions hétérogènes ?" (Heidegger).
     C'est cela ! m'écriai-je. C'est cela ! Toute la nuit, Heidegger m'avait hantée. Au réveil, avide, je me plongeais dans son livre et tombais sur cette phrase. Ringard, ô Ringard où vas-tu ? Et toi l'écrivain, où en es-tu ? Traînes-tu ta langueur le long des trottoirs mouillés de ce matin presque printanier, ou tes mots arrivent-ils en effluves saccadés sur le papier, de la prison de ton crâne à la prison de tes doigts ? Où as-tu laissé ta dépouille d'enfant ? Ton astéroïde porte-t-elle le n° B.612 ? Dis-moi, dis-moi ! Avec le pouvoir de la plume, j'irai à leur recherche. Sur quel continent, dans quel monde, quelle dimension as-tu oublié ta dépouille ? A quel Degré de toi-même, à quelle....cassure ?
- "Au secret répond la pudeur" chante un petit bonhomme en équilibre sur une étoile.
Secret : sauvegarde qui réserve l'être authentique (Heidegger). A nouveau j'étais coincée. Cette porte-là je n'avais pas le droit de la forcer. Pas le droit. Comment faire ? De quelque coin que je l'aborde, cet homme mettait une barrière. Barrière idéologique, philosophique ? Survie ? Avais-je le droit ?

- Je dérange vos fourneaux ?
Lôtre était là, présent et non pesant. Prêt à l'envol s'il le fallait.
- Mon enfance est en désordre, Lôtre. Et puis cette nuit vous me posâtes question : votre histoire, celle par laquelle j'ai commencé, votre histoire Lôtre, vous vous êtes bien arrangé pour qu'on n'en sache rien jusqu'à présent. Vous êtes là, vous virevoltez autour de moi, de vous à moi, de moi à vous, mais le lecteur ne sait rien de vous, rien du tout. Qui êtes-vous, d'où venez-vous ?
- Cénesthésie : impression générale d'un ensemble de sensations internes non spécifiques, répond-il.
- Drupe : fruit charnu à noyau, exemple l'abricot, lance-t-elle du tic au tac.
- C'est malin ! Monère, ondine.... la tendresse me déconcerte, la voulez-vous, je vous l'offre ?
- Lôtre ! soyez sérieux. Qui êtes-vous ?
- Je ne suis rien, le voulez-vous ?
- "Personne ne délivre des certificats d'inexistence", récitai-je cioraniquement.
- Votre vie peut être d'une inexistence remarquable et la discipline à être un énorme point d'interrogation.  Nous mettrons à la poubelle les points d'interrogation, sûrs que nous sommes de ne commettre d'erreurs que celles des autres. Amen. Mais c'est de moi !
- Lôtre, votre trémoussement intérieur me comble d'aise, mais là-bas, les autres le mouvement la vie l'ennui aussi et puis toutes ces "choses" que l'on voudrait autres, comme vous Lôtre. Lôtre, vous êtes un autre et c'est ce qui me ravit en vous.
- Alors pourquoi toutes ces questions ? Qui je suis. Quel âge j'ai. D'où je viens. Ce que je fais dans la vie. Etc. Pourquoi ? Je Suis là. Avec vous. Parfois.
- Mais Lôtre, si on Est, on est ensemble, non ? Etre là sur cette terre c'est aussi être avec les autres, non ?
- Vous lisez trop, Loquemû. Tout n'est pas aussi simple ou aussi compliqué, comme vous voulez.
- Alors je ne le saurai jamais ?
- Quoi ?
- Qui vous êtes.
- Vous le savez déjà. Loquemû ne faites pas l'adulte ! Ne faites pas que mon rôle s'arrête à votre propre reflet.....
- Ne soyez pas désagréable, Rien d'argile !

Extrait de "Ne serons-nous plus jamais drôles ?"

Posté par loquemu à 17:31 - Tentative littéraire 2 - Commentaires [13] - Permalien [#]
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